Les traditions de Noël

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02-12-2022
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Les fêtes de fin d’année sont marquées par de nombreuses coutumes et traditions. Certaines se sont perdues tandis que d’autres biens plus récentes sont aujourd’hui incontournables. 



Le Réveillon de Noël


Au départ, le réveillon se tenait le 25 décembre. À l’origine, la messe de minuit était d’ordinaire précédée d’un repas maigre, c’est-à-dire sans viande. Il était de coutume à l’époque pour les chrétiens de manger du poisson, mais ce repas variait selon les régions. Le réveillon, lui, est un terme apparu au 18e siècle, il désignait le repas festif pris au retour de la messe de minuit, le 25 décembre. Il s’agissait d’un repas gras au sens religieux du terme, c’est-à-dire qu’il comportait de la viande.

Selon les régions, les plats différaient grandement, mais c’est le cochon qui apparaissait comme LE met de choix. Chaque année, en novembre et en décembre, le sacrifice d’un cochon était un rituel accompagné de fêtes. Il était cuisiné à toutes les sauces et rien ne se perdait, car il s’agissait d’un véritable plat festif dans les campagnes.
 


Le Sapin et les boules de Noël


Cette tradition remonte à la période païenne, en cette période de « Renaissance du soleil », cet arbre qui « garde sa parure » incarne le renouveau de la vie. Il était décoré de fleurs, de fruits secs et de blé lors des célébrations du Solstice d’Hiver. Les boules de Noël ornent désormais tous les sapins.

Lors de l’hiver 1858, dans les Vosges du Nord, une sécheresse terrible avait privé les arbres de fruits et donc les sapins de décorations. Mais un souffleur de verre de Goetzenbruck, village près de Meisenthal en Moselle, décide de créer des boules en verre pour remplacer les fruits manquants. Cette tradition s’est ensuite répandue dans toute la France et dans le monde entier.



Le Père Noël, Saint Nicolas et le père Fouettard


La tradition d’offrir des petits cadeaux, souvent alimentaires, au moment de Noël remonte au Moyen Âge. Mais c’est au XIXe siècle, avec le développement de la bourgeoisie, que cette pratique prend son essor pour atteindre l’ampleur qu’elle a aujourd’hui. Le « Père Noël » ou « Monseigneur Noël » est mentionné dans des textes dès le Moyen Âge, mais certaines régions se singularisent, et voient les cadeaux apportés par des personnages différents. Saint Nicolas est le saint patron de la Lorraine.

Célébré tous les 6 décembre, il apporte des cadeaux et friandises aux enfants sages. Saint Nicolas est vêtu en évêque avec une soutane blanche et une cape rouge, il est coiffé de sa mitre. Il est accompagné par le Père Fouettard, habillé de noir, ce dernier distribue les coups de triques aux enfants désobéissants. Cette tradition est respectée en Lorraine mais aussi dans le Nord de la France.





Le festin de Noël 


Les fêtes de Noël sont souvent l’occasion de se retrouver en famille autour d’un bon repas. Si aujourd’hui, nos tables de fête sont souvent chargées de foies gras, huîtres, saumons, volailles et autres accompagnements de choix, ces plats ont longtemps été bien différents. La dinde et le chocolat ne sont apparus dans nos assiettes qu’au XVIe siècle. Avant ça, on y trouvait surtout du boudin blanc ou rouge, de l’oie ou du canard. C’était en effet à cette période de l’année que l’on abattait les cochons et les volailles dans les fermes. 





La bûche de Noël


La traditionnelle bûche gourmande, glacée ou à la crème pâtissière est désormais le dessert qui couronne nos repas de fête. Pendant des siècles c’est une autre bûche qui était au cœur des festivités de Noël : une grande bûche de chêne ou d’arbre fruitier, la plus grosse que le père de famille ait pu trouver. Allumée dans la cheminée familiale, et aspergée d’eau bénite, elle devait se consumer le plus longtemps possible, jusqu’au nouvel an dans le meilleur des cas.

Sa longévité devait augurer de l’abondance et la qualité des récoltes. Les mères de familles accrochaient à ses extrémités des fruits et de petits présents pour les enfants. Une fois consumée, les cendres étaient, selon les régions, conservées ou dispersées autour de la propriété afin de la préserver de la foudre. Ces cendres étaient aussi réputées pour avoir des vertus médicinales ou protéger contre les morsures de serpents.



Les chocolats de Noël 


Les chocolats n’ont pas toujours eu la côte à Noël ! Il faut savoir qu’avant la tradition des chocolats, il y avait la tradition de la bûche de Noël qui consistait à faire consumer une bûche de bois dans le feu durant 24h. Par la suite, la tradition de la bûche de bois devient la tradition de la bûche pâtissière. Le glaçage des bûches se faisait avec du chocolat ce qui permettait de rappeler l’écorce des bûches de bois, utilisées autrefois. L’art du chocolat s’est cultivé de plus en plus à partir du XIXe siècle.

Afin d’implanter le chocolat dans nos traditions, les chocolatiers se sont inspirés des différentes traditions des pays et cultures à travers le monde. Par exemple, en Italie, la tradition dit que la sorcière Befana récompense par des pièces de chocolat, les enfants qui ont été sage durant l’année. Ensuite, en Amérique centrale, les mexicains, servent la dinde nappée d’une sauce au chocolat lors du repas de réveillon. Et dans la tradition orthodoxe, Saint Nicolas distribue diverses friandises (bonbons, chocolats, etc.) aux enfants.